Participation d’une délégation du Ministère du Tourisme, de la Culture et des Arts du Togo à la 19ᵉ édition du séminaire de la Commission Nationale Linguistique Ditammari du Bénin.

Participation d’une délégation du Ministère du Tourisme, de la Culture et des Arts du Togo à la 19ᵉ édition du séminaire de la Commission Nationale Linguistique Ditammari du Bénin.

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Du 27 au 29 mars 2026, s’est tenue à Natta, arrondissement de la commune de Boukombé, sur la partie béninoise du site du Koutammakou, la 19ᵉ session du séminaire de la Commission Nationale Linguistique Ditammari (CNLD). À l’invitation de cette commission, une délégation du Ministère du Tourisme, de la Culture et des Arts du Togo a pris part à cette rencontre. Cette participation s’inscrit dans le cadre du renforcement de la gestion transnationale du site du Koutammakou, bien du patrimoine mondial partagé entre le Bénin et le Togo. La délégation togolaise était composée de : Monsieur Adama AYIKOUE, Directeur du Patrimoine Culturel ; Monsieur NATTA N’POH Labounamah, Secrétaire Général de la Commission Nationale du Patrimoine Culturel ; Monsieur BATCHATCHILE Batanata, Conservateur du site du Koutammakou. Cette 19ᵉ session du séminaire de la CNLD était placée sous le thème :
 « Le Koutammakou : mutations contemporaines et préservation identitaire ».

Ce thème a permis d’aborder les enjeux actuels liés à la sauvegarde du patrimoine culturel et linguistique des Batammariba face aux transformations sociales, économiques et environnementales. Ainsi, plusieurs activités ont rythmé cette session, notamment : la cérémonie officielle d’ouverture ; des communications scientifiques et techniques ; la présentation des rapports moral et financier et les travaux en commissions.

La cérémonie d’ouverture, présidée par le Maire de la commune de Boukoumbé, a été marquée par diverses allocutions, dont : le mot de bienvenue du Chef d’arrondissement de Natta, M. N’TCHA M’Bafa ; l’allocution du Président de la CNLD, Dr Justin NATTA ; l’intervention du Directeur du Patrimoine Culturel du Togo, M. Adama AYIKOUE ; le mot de circonstance du doyen d’âge de l’Assemblé nationale béninoise, Honorable N’DA Antoine N’DA ; le message de soutien de la commission nationale linguistique Waama par son Président, M. Michel NAWAN et le discours d’ouverture du Maire de Boukombé, M. Ludovic NAMBI.

Dans son allocution, le Directeur du Patrimoine Culturel du Togo, Monsieur Adama AYIKOUE, a exprimé sa gratitude à l’endroit du bureau exécutif de la CNLD pour l’invitation adressée à la délégation togolaise.

Il a également précisé le sens de cette participation en ces termes :
 « Notre présence à ce séminaire se justifie pleinement par la mise en place, en août 2024, d’un organe transnational de gestion du Koutammakou, le pays des Batammariba, inscrit sur la Liste du patrimoine mondial de l’UNESCO ».

Par ailleurs, il a salué l’engagement constant de la CNLD dans la préservation et la promotion de la langue ditammari. Il a souligné que cette commission constitue un cadre pertinent de réflexion et d’action face aux défis majeurs auxquels le Koutammakou est confronté, notamment : les effets du modernisme ; la pression urbanistique ; les aléas climatiques ; la dégradation des sols ; l’altération de l’écosystème forestier.

La cérémonie d’ouverture a été agrémentée par des prestations d’artistes chanteurs et de groupes de danses traditionnelles, mettant en valeur la richesse du patrimoine culturel des Batammariba. Le séminaire a connu une forte mobilisation des fils et filles Otammari du Bénin ainsi que de la diaspora, témoignant de leur attachement à leur identité culturelle.

La participation de la délégation togolaise a été particulièrement appréciée par les autorités et les participants béninois. Elle a contribué à renforcer les liens de coopération entre les deux pays dans le cadre de la gestion concertée du site du Koutammakou. Ce séminaire a ainsi constitué une opportunité importante d’échanges, de partage d’expériences et de consolidation des initiatives en faveur de la sauvegarde du patrimoine culturel et linguistique tammari. Si nos artificielles frontières africaines sont nées à Berlin, il faut reconnaitre qu’aujourd’hui, Berlin n’a plus de frontières. Ainsi, nous avons tous le devoir impérieux d’intégrer cette fabuleuse leçon de l’histoire actualité.